Focus N°44 : Wagyu Bel

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En ces temps difficiles, où les voyages sont interdits, que diriez-vous de passer les frontières et de découvrir une autre culture ? C’est ce que vous permet Anne au travers de son élevage de Wagyu. Aussi appelée boeuf de Kobe, cette viande de luxe, d’origine japonaise, réputée pour être l’une des meilleures au monde, fera voyager vos papilles gustatives jusqu’au pays du soleil levant.

  • Nom de l’Entreprise/Statut/Nombre de salariés/Date création entreprise

« Ma petite entreprise s’appelle Wagyu Bel. »

« J’ai repris la ferme familiale en 2013, en 2016 j’achetais mes premières Wagyu et en 2019 la première bête était abattue. C’est à ce moment-là également que j’ai lancé mon site web et ma page Facebook pour faire découvrir cette viande de luxe japonaise produite dans notre belle région. »

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Pourquoi avoir choisi d’élever cette race de boeuf en particulier ?

« Après avoir repris la ferme familiale, j’ai cherché à me diversifier, à faire autre chose que strictement du BBB (Blanc Bleu Belge). J’ai réfléchi à éventuellement faire de la volaille comme beaucoup se lançaient là-dedans à cette époque puis j’ai vu un reportage à la TV sur la viande «grand luxe», la viande de Kobe. Et là, je me suis dit «c’est ça qu’il faut que je fasse» ! Comparativement à la volaille, quelques têtes supplémentaires n’allaient pas me faire beaucoup plus de travail à la ferme mis à part la commercialisation et surtout, l’élevage de Wagyu reste quelque chose d’assez rare par chez nous, et cela m’a fortement attiré.

Malgré tout, il y a encore eu quelques temps de réflexion avant l’achat de mes premières bêtes car je me suis beaucoup demandé «comment j’allais faire pour vendre la viande moi-même» ?. Je n’avais pas d’expérience en vente donc la commercialisation a été un vrai défi pour moi.

Quand je me suis enfin lancée en 2016, j’ai acheté 2 bêtes mais je n’ai pas eu de succès avec les embryons implantés dans des vaches laitières d’amis agriculteurs et cela m’a quelque peu refroidi pour la suite de l’aventure.

Je n’ai toutefois pas baissé les bras et puis, en été 2018, j’ai trouvé une ferme en Hollande qui vendait des bêtes et j’en ai acheté 9. Vous l’aurez deviné, comme la viande de Wagyu est une denrée chère, le prix de la bête vivante est chère aussi. Je me suis alors posée plusieurs fois la question de la rentabilité et j’ai compris qu’il faudra plusieurs années avant de retrouver tout l’argent investi. Cependant, je suis contente de m’être lancée dans le Wagyu car ça amène du public à la ferme et c’est l’occasion de montrer aux gens ce qu’on fait et de répondre à toutes leurs questions. Les clients ne viennent pas simplement pour acheter leur morceau de viande, ils viennent aussi chercher le contact avec l’agriculteur et c’est très gratifiant. »

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« Je sais qu’il y a une ferme en Flandre qui possède plusieurs dizaines de têtes de boeuf de Kobe mais je ne pense pas avoir un si gros troupeau un jour. Je souhaite vraiment que ma production garde cette notion de rareté et d’exclusivité.

Pour le moment les délais entre deux abattages sont un peu longs mais ça va s’améliorer au fur et à mesure car les bêtes ne sont abattues que vers 3 ans, quand la viande est bien persillée. C’est la persillade, le taux de gras dans la viande qui lui donne sa renommée et sa qualité. Je ne peux donc pas les abattre au même âge que des BBB par exemple. »

  • Depuis quand habitez-vous la commune ? 

« Toujours. J’ai grandi à Orsinfaing et je suis la troisième génération sur la ferme. »

  • Pourquoi s’être installé ici ?

« Mon père avait la ferme donc c’était clair pour moi de la reprendre et d’y faire mon élevage de Wagyu. »

  • Quels services proposez-vous ?

« Je vends la viande au détail. On peut la retrouver sur mon site web : https://www.wagyubel.com/ dans l’onglet «produits».

Il y a par exemple du Wagyu Burger (un hamburger de wagyu) qui part un peu plus facilement car son prix est moins élevé, il y a aussi du filet pur, des colis,… »

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« Pour la première bête, ce sont surtout des particuliers qui sont venus. Je n’ai pas trop démarché de restaurants ou brasseries pour les burgers, juste pour les beaux morceaux mais j’irai en voir quelques-uns pour leur en proposer pour le prochain abattage. »

  • A qui s’adressent-ils ?

« Aux restaurateurs et aux particuliers amateurs de viande.

J’ai beaucoup de retours positifs, les gens reviennent et sont contents de découvrir une nouvelle sorte de viande. »

  • Pouvez-vous résumer votre entreprise en 3 mots ?

« Rareté – Wagyu – Passion »

  • Qu’envisagez-vous pour l’avenir ?

« Actuellement j’ai 25 bêtes donc dans un futur proche, je souhaiterais agrandir le troupeau de Wagyu et un peu réduire celui de BBB. Cela me permettra d’avoir des abattages réguliers. »

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« Et pourquoi pas me diriger vers la vente en ligne également. Même si, pour le moment, je n’en ai pas trop besoin car il me faudrait tuer plus de bêtes, ce qui ne peut pas se faire. De plus, qui dit commandes en ligne dit travail supplémentaire mais je n’abandonne pas cette idée, elle reste en réflexion. Et comme je souhaite, dans une premier temps, rester dans la vente locale puisqu’il n’y a pas d’autres élevages dans la région (en Wallonie), l’option «commandes en lignes» n’est pas urgente. »

  • Coordonnées

Rue Sainte-Hélène, 55
672 Orsinfaing
GSM : 0499 62 23 82
E-Mail : anne@wagyubel.com
Facebook : https://www.facebook.com/wagyubel/

 

==> Avis aux amateurs, la prochaine vente est pour ce 15 mai ! N’hésitez pas à appeler Anne pour réserver votre morceau de viande.

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